Les taxis de Québec se sentent trahis par le gouvernement Couillard

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Québec, le 8 septembre 2016 — Les dirigeants du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) ont l’impression qu’on s’est moqué d’eux dans le processus de négociations qui se termine avec Uber.

 

« On nous a promis l’équité, rappelle Abdallah Homsy, porte-parole du RITQ, on nous a promis un seul cadre pour tous les transporteurs de personnes, on nous a promis de ne pas affecter la valeur de nos permis. Aujourd’hui, le gouvernement fait un cadeau énorme à une multinationale qui n’a respecté aucune règle, qui conteste les jugements contre elle et qui a volé les familles de 22 000 travailleurs québécois. Aujourd’hui, je comprends qu’être patient et suivre les règles ne paye pas au Québec. Ici, le gouvernement s’écrase devant les multinationales voyous plutôt que de respecter les simples citoyens. »

 

Un plafond de 50 000 heures

Ce matin, certains médias rapportent qu’Uber et toute sa flotte au nombre aléatoire devront opérer sous un plafond de 50 000 heures par semaine, sans pour autant détenir de permis de propriétaire de taxi. Comment l’État pourra-t-il gérer ce plafond compte tenu que le nombre de véhicules d’Uber sur la route change constamment ? Le ministre Lessard est-il au courant qu’Uber est réputé ne pas respecter les ententes qu’elle prend à travers le monde ?

 

Un simple calcul nous indique qu’il s’agit d’un cadeau de 250 M$ que fait le gouvernement Couillard à une multinationale sans foi ni loi.

 

  • 50 000 h par sem. /40 h par sem. = 1 250 permis de taxi

 

  • 1 250 permis X une valeur moyenne de 200 000 $ = 250 M$

 

« En quoi est-ce équitable ? Quand j’ai dû acheter mon permis, on ne me l’a pas donné, raconte monsieur Homsy. J’ai dû m’endetter, hypothéquer ma maison, faire des paiements à chaque semaine, plus les intérêts, payer les taxes et les impôts sur le premier dollar. Et là, pour Uber qui a des milliards de dollars, on leur fait cadeau, gratuitement, de deux fois plus de permis qu’il y en a dans la capitale. C’est une farce ! Les travailleurs du taxi ont raison d’être furieux ! Les députés ne doivent pas accepter cette entente inéquitable et illégale. »

 

À propos du RITQ

Le RITQ représente les grandes organisations de taxi de la région de Québec : Taxi Coop 525-5191, Taxi Ste-Foy, Taxi Beauport, Taxi Charlesbourg, Taxi Val-Bélair et Taxi Laurier. Ensemble, ces entreprises représentent 95 % des permis de taxi de la capitale, près 600 voitures et plus 1200 chauffeurs.

 

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Source :               RITQ


Contact :              Félix Tremblay

Pragmatique Communication

felix@pragmatique.ca

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